Huiles essentielles et virus

Les questions concernant l’intérêt des huiles essentielles reviennent régulièrement. Beaucoup d’entre vous ne doutent pas de l’efficacité mais sont hésitants, frileux, inquiets…Tant mieux! Les huiles essentielles sont à utiliser avec précaution. Si on connaît quelques principes alors elles deviennent plus faciles à « apprivoiser ». Un autre article sera exclusivement dédié au bon usage des huiles essentielles.

Ici, il s’agit surtout de faire le point sur leur rôle dans la lutte contre les virus. Les études montrent que certaines huiles essentielles agissent contre certains virus. Certaines molécules sont anti-virales et de différentes manières. Il n’y a pas ou peu d’études « cliniques » c’est-à-dire dans le vivant, chez l’homme, ni de protocole élaboré. En effet, aucun brevet ne peut être donné à un mélange d’huiles essentielles. Il n’y a donc pas d’intérêt commercial à financer ce genre d’études. Ce qui suit n’est donc pas cliniquement prouvé, vous êtes prévenus !

Certaines molécules ou association de molécules bloquent l’accès des virus aux cellules. Ces molécules sont présentes dans les huiles essentielles de : laurier noble (Laurus nobilis), ravintsara (Cinnamomun camphora), eucalyptus radié (Eucalyptus radiata), arbre à thé (Melaleuca alternifolia) ou encore le niaouli (Melaleuca quinquenervia). D’autres molécules vont agir sur la capsule du virus. Mais elles ne modifient pas que cette capsule et sont donc irritantes, « dermocaustiques ». Par exemple : les huiles essentielles d’écorce de cannelle (Cinnamomum zeylanicum ou cassia), de sarriette (Satureja montana), origan compact (Origanum compactum), thym à thymol (Thymus vulgaris CT thymol), ajowan (Tachyspermum ammi)…A utiliser avec grande prudence,sur les conseils d’un spécialiste. A éviter chez les femmes enceintes, les personnes ayant des problèmes de foie ou d’estomac, les enfants…

Le Ravintsara est à l’honneur. Souvenez-vous : ça n’est qu’un plus. Le geste primordial en ce moment reste le lavage de mains très régulier. Des mains mais aussi des poignets et sous les ongles. En rentrant chez soi, si on va travailler, après une promenade et quand on doit rencontrer d’autres personnes. Alors, avant même de se lancer à la recherche de l’ultime flacon de gel hydro-alcoolique, pourquoi ne pas mettre, dans son sac ou dans ses poches, un petit flacon de savon. Dans un flacon de 10ml, vous pouvez ajouter 15 gouttes d’huiles essentielles environ :

  • ravintsara 9 gouttes
  • laurier noble 3 gouttes
  • lavande aspic et/ou d’arbre à thé 3 gouttes

L’huile essentielle de ravintsara peut être utilisée sur les poignets 1 à 2 fois par jour comme le décrit ci-bien Julien Kaibeck dans l’article mis en lien. Elle a aussi une action émotionnelle positivante : elle peut aider à l’endormissement. L’eucalyptus radié est aussi efficace dans l’activité anti-infectieuse et est harmonisant nerveusement. L’huile essentielle de laurier mérite aussi toute notre attention : au-delà de son action anti-infectieuse, elle est équilibrante du système nerveux : la respirer donne du courage.

Certains seraient tentés d’avaler les huiles essentielles. Elles ont une telle affinité pour la peau que l’usage local est à privilégier. Diluez-les, par précaution, surtout pour les personnes fragiles ou sensibles. On les dilue dans une huile, un gel ou un savon liquide car les huiles essentielles ne sont pas miscibles à l’eau. Regardez : elles forment des « yeux » à la surface de la tasse de thé (si elles ne se sont pas évaporées) ou de l’eau du bain. La diffusion, l’inhalation et l’olfaction sont aussi intéressantes. Les « novices » opteront pour des capsules déjà prêtes, à avaler avec un verre d’eau fraîche en début de repas et à conserver au frigo. Les « reflux » ne sont pas toujours des signes d’intolérance ou de mauvaise digestion mais simplement parce que les huiles essentielles sont volatiles à la chaleur et même à la chaleur du corps ! Fermez bien vos flacons!

En conclusion, bien qu’il n’y ait pas d’études cliniques, les huiles essentielles ont leur place pour renforcer les gestes barrières sans les remplacer. Elles méritent tout notre intérêt. Bien que naturelles, issues de plantes, les molécules qui les composent sont actives et peuvent être irritantes, allergisantes voire toxiques. Attention chez les enfants, les personnes sous traitement, fragiles, allergiques, les femmes enceintes… Dans le doute abstenez-vous, renseignez-vous sérieusement ou demandez l’avis d’un professionnel.

Voici l’article de Julien Kaibeck dont je me suis inspirée. Merci à lui!

Voici l’article plus scientifique, posté sur le blog de Pranarom. Il donne une liste d’études scientifiques démontrant l’intérêt anti-viral de certaines huiles essentielles .

https://www.pranarom.com/blog/guide-des-huiles-essentielles/les-huiles-essentielles-efficaces-contre-le-coronavirus-vrai-ou-faux